Pour quelles raisons faut-il prendre des précautions quand on veut rédiger son testament ?

Le testament olographe est celui qui comporte le plus de risque quand on essaye de le comparer aux autres. Même si lors de sa rédaction, le testateur peut consulter un notaire afin de le présenter convenablement, des précautions doivent être prises. Ce guide instructif vous présente la nécessité de ces règles.

Les risques pour le testateur

Le testateur ne court pas les mêmes dangers en fonction du type de testament pour lequel il a opté. Lorsqu’on considère le testament authentique, il est rédigé par un notaire et est beaucoup plus fiable que les autres. Par contre, le testament rédigé par ses propres soins est facilement accessible. Il peut y avoir un non-respect des règles juridiques dans sa rédaction et bien d’autres lacunes.

La présentation d’un testament

Le testament olographe doit être obligatoirement rédigé par la main du testateur. Les juges ont pour instruction de rejeter tout testament rédigé de façon mécanique, quelles que soient les précautions d’authentification prises. Il est admis pour les testaments, tous les supports, tous les procédés d’écriture, ainsi que n’importe quel liquide.

Un testament a également la possibilité d’être rédigé de façon codée, s’il peut être déchiffré, et même être post-scriptum.

Que doit contenir un testament ?

En rédigeant un testament, il est important de s’attarder sur les clauses que doit contenir ce dernier. Le testateur ne doit pas faire usage de propos douteux, amenant à penser qu’il aurait été forcé à léguer son avoir. Il doit clairement stipuler les personnes devant hériter de ses biens. Il est interdit certains legs à savoir :

  • Le legs proactif ;
  • un legs consenti ;
  • le legs avec la faculté de nommer.
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Il y a des cas où on peut identifier certaines personnes dont on a vaguement fait allusion dans un testament. Dans ces options-là, les juges peuvent admettre les legs consentis.

Les risques indépendants de ce qu’aurait pensé le testateur

Ce n’est qu’à l’ouverture de la succession d’un testateur qu’on peut exécuter un testament. La durée séparant la rédaction du testament au moment où ses dispositions seront respectées peut être grande. Durant ce laps de temps, plusieurs événements fâcheux, indépendants du souhait du testateur, peuvent se produire.

Il peut survenir qu’un héritier conscient d’avoir été évincé du testament, décide de détruire le testament olographe du testateur. Lors de l’ouverture d’une succession, le légataire devra montrer le testament, s’il veut qu’il soit exécuté. Au cas où ce ne serait pas fait, le légataire est obligé de prouver l’existence du testament. Il devra prouver également :

  • Que le testament a été perdu contre la volonté du testateur ;
  • les prescriptions du testament ;
  • le legs réalisé au profit du supposé légataire.

Il est uniquement autorisé à la personne ayant perdu le testament original ou le dépositaire de ce dernier d’en déclarer la perte.

Prendre la décision de rédiger son propre testament peut laisser paraître simple, mais il est très risqué. Des risques liés au testateur existent s’il a mal été rédigé, ce qui conduit à son annulation. D’autres risques plus extrêmes, non dépendants de la volonté du testateur sont également présents, causant du dommage.