Le testament : les conditions requises et différentes formes

Le testament est un acte juridique dans lequel le testateur précise comment seront distribués ses biens après sa mort. Il désigne alors toutes les personnes bénéficiaires de ses patrimoines. À défaut, les biens du défunt seront partagés selon les normes en vigueur en absence du testament.

Les conditions requises pour rédiger un testament

Tout d’abord, il est important de noter que le testament doit être rédigé par une seule personne. Pour qu’il soit valable, le rédacteur doit être une personne majeure ou mineure ayant des droits réservés aux adultes. Ensuite, le testateur doit consentir librement son testament c’est-à-dire qu’il ne doit pas subir une pression ou une menace au moment de sa rédaction et il doit avoir toutes ses capacités mentales. Sachez qu’il est possible de demander son annulation cinq ans après sa mort, s’il est prouvé qu’il avait souffert d’une altération mentale lors de la rédaction du document concerné.  Après, le testament doit être manuscrit pour la forme olographe et par notaire pour d’autres types. Il doit être daté et signé par le testateur. Et enfin, il doit préciser les bénéficiaires avec leurs parts respectifs. 

Les différentes formes existantes

Selon la loi en vigueur, il n’existe pas un modèle, mais le testament peut se faire sous différentes formes tels que :

  • Le testament olographe : le plus simple et le plus utilisé, moins couteux et facile à mettre en place. Vous pouvez le contester par une analyse graphologique. 
  • Le testament par acte authentique: il est utilisé par une personne incapable d’écrire soit par son handicap, soit par son analphabétisme. Il doit donc rédiger soit par deux notaires avec deux témoins, soit par un notaire et quatre témoins.
  • Le testament notarié : C’est le moyen le plus sûr de léguer son patrimoine et sa dernière volonté parce qu’il est rédigé par un notaire. Il respecte la norme.
  • Le testament mystique : le testateur rédige en privé sa dernière volonté et le remet à un notaire dans une enveloppe scellée en présence de six témoins.

L’utilité d’un testament

En général, le testament est utile pour léguer son patrimoine aux personnes que vous souhaitez être votre héritier. Il ne concerne pas seulement vos biens, mais aussi vos comptes bancaires et votre argent. Dans le testament, vous pouvez également désigner la personne qui sera en charge de rembourser vos dettes. Notons que toute personne qu’on désigne être notre héritier n’a pas forcément l’obligation de payer nos dettes, sauf si elle est un légataire universel ou à titre universel. Par ailleurs, vous pouvez prévoir dans le testament l’organisation de vos funérailles comme le lieu d’enterrement. Vous pouvez aussi y préciser si vous souhaitez donner à un organisme vos organes ou non. Il existe aussi d’autres utilités du testament par exemple, vous pouvez y mentionner la reconnaissance d’une personne comme votre propre enfant et lui accorder tous les droits y afférents.


Les missions d’un avocat en droit du travail

Un avocat défend les intérêts des salariés et des entreprises.

Avant d’entamer les démarches dans un conflit entre un salarié et son entreprise, consulter un avocat utile. Ceci dans le but d’être conseillé et de mettre les chances de son côté.

Tout d’abord, il analyse la situation et le contexte du litige. Ensuite, il informe sur les démarches à suivre. Il conseille également afin que l’avantage soit du côté de son client.

Un avocat en droit du travail conseille dans différents domaines

Conseil sur les modifications apportées au contrat de travail

Si le contrat de travail doit être modifié, au niveau des heures, des jours ou des zones géographiques par exemple, l’avocat étudie et analyse la situation. Il informe également sur les conséquences sur le refus ou l’acceptation de cette modification du contrat.

Conseil sur les ruptures conventionnelles

Lors d’une rupture conventionnelle, il informe sur les étapes à suivre telles que la présence d’un entretien préalable à la rupture conventionnelle, les questions de préavis. Au niveau de la négociation concernant les indemnités par exemple, l’avocat peut trouver de bons arguments pour que son client obtienne les indemnités convenables.

Lors d’une rupture conventionnelle, le salarié a droit à la rétractation. L’avocat lui informe également sur le délai de rétractation, ainsi que les procédures à suivre.

Informe sur des situations de discriminations ou de harcèlement au travail

L’avocat conseille sur les réactions à adopter face aux comportements déviants d’un employeur. En cas de harcèlement par exemple, l’avocat conseille le salarié de saisir le conseil de prud’hommes, qu’il peut et doit également porter plainte contre le harceleur. L’avocat informe également sur la possibilité d’obtenir une indemnisation de son préjudice.

Si le salarié rencontre des discriminations, l’avocat lui conseille de saisir le conseil de prud’hommes.

Informe sur le paiement des heures supplémentaires

L’avocat informe sur le non-paiement des heures complémentaires, des heures supplémentaires, sur la nullité d’une convention de forfait. Le salarié peut demander un rappel de salaire concernant ses heures supplémentaires non payées. L’avocat peut également l’aider là-dessus.

Au niveau des sanctions disciplinaires

L’avocat informe sur les contestations d’une sanction. Par exemple, l’employeur ne donne pas de sanction pécuniaire.

Il informe également sur les conséquences du refus ou contestation d’un avertissement, d’une mise à pied.

Conseil concernant les licenciements

Il n’est toujours pas facile de distinguer faute lourde d’une faute grave, l’avocat est d’une grande utilité pour différencier tout cela. Il informe sur les causes du licenciement : si c’est une cause réelle et sérieuse ou s’il s’agit d’une faute simple ou d’une insuffisance de résultat.

Le salarié peut contester la sanction ou le licenciement.

Il peut contester également le licenciement pour motif économique ou licenciement suite à une réduction d’effectif des salariés.


Un avocat dans le cas d’un litige en droit immobilier

Que ce soit pour la gestion des différentes situations conflictuelles comme le recouvrement des loyers, les successions ou pour le règlement des situations non conflictuelles comme la rédaction d’un bail ou du permis de construire, le recours aux services d’un avocat immobilier reste de mise.

Les différentes missions d’un avocat immobilier

Toutes les affaires afférentes à un bien immobilier sont du domaine de compétence d’un avocat immobilier. Généralement, ces affaires incluent les litiges immobiliers qui mettent en avant les questions d’héritages d’un bien ou un non-recouvrement de loyer. Mais il peut aussi être sollicité pour régler d’autres situations non conflictuelles qui portent sur la construction, l’urbanisme, les hypothèques, les servitudes ou encore la mitoyenneté, la copropriété et le domaine.

Les raisons qui poussent à consulter un avocat immobilier

Avant tout, à l’expert en droit immobilier incombe la défense de son client dans le cadre d’un litige immobilier. Pour des situations conflictuelles, l’avocat devra avant tout chercher à régler les affaires à l’amiable et de procéder à des médiations afin de trouver un terrain d’entente. Après de maintes tentatives de médiation, il devra défendre son client auprès du tribunal.

Dans des situations non conflictuelles, l’avocat immobilier peut concrètement se charger de la rédaction des actes de disposition, la création d’une SCI, l’obtention d’un permis de construire, etc. Là, il devra apporter des conseils afférents à l’administration, au syndic ou encore concernant le contrat de bail.

Les meilleurs moments pour consulter un avocat immobilier

Le meilleur moment pour consulter un avocat immobilier est toujours le plus tôt possible. Pour un conseil, faire appel à ce spécialiste peut être primordial afin d’assurer qu’un contrat vaille au respect des droits immobiliers. Il est d’ailleurs préférable de consulter l’avocat dès le début de la rédaction de l’acte ou du contrat. Et concernant un litige, mieux vaut consulter l’avocat immobilier dès son enclenchement pour éviter l’envenimement de la situation.

Les coûts d’un avocat immobilier

Les honoraires d’un avocat immobilier varient d’un spécialiste à l’autre et selon les prestations. En effet, le prix de ces spécialistes n’est pas encore réglementé et repose sur la notoriété de chaque expert et de la complexité de l’affaire ou du conseil. Le prix pour la consultation d’un spécialiste en droit immobilier pour un procès très conflictuel ne sera de ce fait pas le même que pour un simple conseil de partage d’héritages. Toutefois, pour une première consultation d’environ une heure, comptez en moyenne 220 euros. Vous pouvez par la suite négocier le prix en fonction de vos attentes et de vos exigences. Pour une mission de conseil, le spécialiste peut être payé à l’heure. Mais pour les affaires plus longues et plus complexes, procéder à un paiement forfaitaire reste plus adapté.


Les différents types de baux

Liant deux parties dont le propriétaire des lieux loués et le locataire d’un bien immobilier, le contrat locatif renferme les spécificités qui gèrent la location et le loyer.

Pourquoi autant de types de location ?

Suite aux changements des besoins des consommateurs et à la modification des nécessités sociales, le domaine de la location s’est petit à petit transformé. C’est d’ailleurs l’essence de l’émergence de nouveaux concepts et pratiques immobilières telles que les logements sociaux qui rendent service les revenus les plus modestes. Il en est de même pour la location meublée qui a été inventée pour rendre service aux étudiants ou aux jeunes travailleurs qui ne peuvent pas encore s’offrir le luxe de meubler leurs logements. Puis, on distingue aussi les locations de terrains réalisées par les professionnels ou les particuliers. Sans oublier de citer les locations de parking, les locations de garage qui sont aujourd’hui de plus en plus prisées.

À chaque type de location son usage, sa destination et son type de contrat

La location d’un bien immobilier peut être faite pour différents besoins. Le locataire peut de ce fait louer un appartement ou une maison à titre de résidence principale ou encore de résidence secondaire. Le contrat de bail y est alors afférent. La location d’un bien immobilier peut également reposer sur un besoin temporaire à une période de vie spécifique comme le cas d’un logement étudiant ou de jeunes salariés qui s’installent de manière temporaire dans une ville voire dans un pays. Ensuite, on constate le logement social qui facilite la construction de nombreux logements sociaux pour les personnes qui nécessitent un appui pour son logement. Sinon, dans le domaine professionnel, la location de bureaux, de locaux commerciaux ou de stocks prime dans une grande majorité de sociétés. À l’inverse, on retrouve les locations de vacances ou locations saisonnières qui ont le vent en poupe depuis quelques années grâce à l’excellent rapport qualité/prix qu’ils proposent : environnement unique à la plage, à la montagne ou à la mer contre un coût relativement abordable. Et toujours dans la même optique, on retrouve la location saisonnière gratuite, l’échange de maisons qui est conclu dans la majorité des cas à l’écrit ou verbalement.

Classer les locations selon les caractéristiques du logement

Obéissant à un régime juridique spécifique, la location meublée et la location vide sont aussi des optiques pour catégoriser le contrat de location. Selon les caractéristiques du logement, les détails d’un bail immobilier peuvent également dépendre du caractère neuf ou ancien du bien immobilier en location. La raison en est que les différences majeures concernant la performance énergétique ou la possibilité de défiscalisation immobilière des deux peuvent être importantes.


Devenir avocat sans diplôme

Devenir avocat sans le baccalauréat est aujourd’hui possible. Le chemin recèle bon nombre d’embuches, mais l’objectif n’est pas provisoire. Avec beaucoup de détermination et de motivation de votre part, vous pourrez devenir avocat.

Comment devenir avocat sans baccalauréat ?

Avoir une simple capacité en droit permet aux non-bacheliers d’accéder aux études de droit. Ils peuvent s’inscrire dans l’enseignement supérieur et au bout d’un certain moment, ils peuvent gagner un diplôme équivalent au baccalauréat, peu importe le diplôme qu’ils ont à condition qu’ils soient âgés de plus de 17 ans. Pour obtenir ce certificat, il faut suivre deux ans de formation et les cours se déroulent seulement le soir à l’université. L’étudiant doit alors passer deux examens à la fin de chaque année d’étude pour pouvoir exercer. Les cours incluent des cours de droit comme le droit civil, le droit commercial, le droit administratif, le droit constitutionnel, la procédure civile et la voie d’exécution, le droit pénal, la procédure pénale, l’économie politique, le droit social et le droit fiscal.

Que faire après cette formation ?

Une fois que l’étudiant obtient cette capacité en droit, il peut choisir entre plusieurs options. Il peut continuer ses études à l’université de 1re année de licence de droit ou L1. S’il a obtenu une moyenne au moins égale à 15 sur 20 aux examens de la 1re et 2e année de capacité en droit, il peut entrer directement en deuxième année de licence de droit. Si aucune de ces options ne l’intéresse, il peut entrer en 1re année de DUT Carrières juridiques ou de BTS en notariat. Sinon, ils peuvent aussi passer les concours de la fonction publique de catégorie B.

Mais pour faire partie d’un centre régional de formation à la profession d’avocat, il faut après l’obtention d’une capacité en droit, faire des études en licence de droit. Une fois le BACC+3 en poche, il faut encore continuer les études et entrer en première année de master de droit. Au même titre que les étudiants qui ont commencé les études universitaires avec un baccalauréat, les titulaires d’une capacité en droit peuvent après le master passer l’examen d’entrée pour prétendre devenir avocats. Dans ce sens, l’Onisep affirme que 50 établissements en hexagone offrent cette formation pour permettre aux étudiants n’ayant pas le baccalauréat de poursuivre tout de même leurs études en droit. Et pour les habitants de l’Outremer, notez que l’université de La Réunion, l’université des Antilles, l’université de Polynésie française, l’université de Nouvelle-Calédonie proposent toutes cette formation. Et pour motiver la majorité, les formateurs s’appuient sur l’exemple concret de Monsieur Jean-Louis Debré, l’actuel, président du Conseil constitutionnel et ancien juge d’instruction a suivi cette formation avant d’obtenir cette place vu qu’il n’a pas eu son baccalauréat.


Comment prévenir le risque juridique au sein de l’entreprise ?

Étant une société avec une forme de socialisation à part entière, l’entreprise peut être sujette à des conflits ou des anomalies qui peuvent constituer des blocages pour son bon fonctionnement.

Quels sont les différents risques juridiques pour une entreprise ?

Généralement, les risques juridiques pour l’entreprise constituent des évènements qui peuvent menacer le fonctionnement de l’entreprise. En conséquence, ils pourraient exposer ce dernier à un préjudice matériel ou immatériel. Ces préjudices peuvent dériver du fait d’une situation de droit ou encore d’un fait ou d’un acte purement juridique.

Ce risque juridique peut résulter d’un non-respect d’une norme en vigueur qui engendre diverses conséquences. À titre d’exemple, on peut citer l’influence qu’ils auront sur les performances des travailleurs, ou encore l’altération qu’ils peuvent induire sur les résultats de l’entreprise, à propos de ses actifs, etc.

Quels sont les quatre risques juridiques qui menacent actuellement l’entreprise ?

Globalement, les principaux risques juridiques qui influent sur le bon déroulement de la vie et du bon développement de l’entreprise concernent les quatre domaines suivantes : l’instabilité du droit en étroite liaison avec les transformations de la norme, la responsabilité croissante des dirigeants en parallèle avec les différents engagements qu’il devra endosser, les questionnements afférents à la pratique anticoncurrentielle via les divers programmes de conformité, mais également les tensions et les dérives potentielles enregistrées au niveau des relations contractuelles.

Comment prévenir les risques juridiques ?

D’emblée, afin de prévenir le risque juridique, il faudrait commencer par veiller à consulter l’avis des professionnels du droit comme les avocats ou encore les juristes. Qu’ils soient spécialistes ou non des affaires de l’entreprise, mieux vaut s’appuyer sur leurs compétences afin de déceler la source et les solutions aux divers problèmes. Ces derniers peuvent effectivement apporter l’assistance juridique nécessaire si jamais le problème survient.

Ces juristes spécialisés dans la gestion des risques juridiques au sein d’une entreprise sont appelés « Risk Manager ». De ce fait, ils travaillent généralement sous des contraintes. Pourtant, le but est de transformer ces contraintes en clefs de la stratégie juridique pour le bien de l’entreprise en question.

D’où la nécessité de procéder à un changement de vision. Dans ce sens, le droit ne pourra plus être perçu comme une obligation ou une certaine forme de contrainte d’interdiction ou d’imposition, mais un instrument à la disposition de l’entreprise afin d’optimiser son organisation ainsi que ses diverses activités.

De ce fait, au professionnel du droit qu’il soit juriste ou avocat incombe la tâche relative à l’identification des risques. IL doit également être en veille permanente afin d’assurer une prise en charge optimale des différents traitements liés aux risques juridiques susceptibles d’arriver à l’entreprise avec laquelle il collabore.


Les différentes caractéristiques du contrat de bail ?

Se basant sur un modèle fixe et préétabli, le bail d’habitation d’un logement destiné à la résidence principale du locataire doit être fait et signé par les deux parties. Il regroupe aussi quelques mentions importantes.

La rédaction du contrat de bail

Dans le contrat, il faut mentionner l’identité complète ainsi que l’adresse du bailleur et du locataire. Le contrat de location renferme également la date de début du bail et sa durée. Dans la rédaction, l’usage de l’habitation à louer doit être clairement indiqué : à usage mixte, pour habitation et usage professionnel en même temps. Puis, il doit comprendre la description du logement en question. Ce sont des informations relatives aux nombres de pièces, aux équipements, aux installations sanitaires, aux annexes du logement, etc. On y indique également la surface habitable et le montant du loyer avec les charges additionnées des modalités de leurs règlements. D’autres informations comme la clause d’indexation pour la révision du loyer en fonction de l’IRL ou Indice de Référence des Loyers peuvent aussi être ajoutées dans le contrat. En cas de non-respect de ses obligations, une clause résolutoire pour la résilience plus pratique du bail peut aussi être ajoutée au contrat. Elle reste toutefois facultative.

Combien coûte la rédaction d’un contrat de bail

C’est au propriétaire que revient la tâche d’écrire le contrat de bail. Ainsi, il lui est nettement interdit de demander une rémunération ou un remboursement des frais au locataire. Dans le cas où il ferait appel aux services d’un professionnel, il peut réclamer la moitié au locataire les honoraires relatifs à la constitution du dossier du locataire, à la visite du logement ou encore à la rédaction du bail. Le plafonnement de ces honoraires se fait selon la surface de logement. En zone très tendue comme Paris, Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne et Yvelines, la rétribution s’élève à 12 euros par mètre carré de surface habitable. Dans les communes qui doivent payer les taxes sur les logements vacants, il revient à 10 euros par mètre carré de surface habitable et à 8 euros par mètre carré de surface habitable pour le reste du pays.

Quelle est la durée du bail d’habitation ?

Pour une personne physique, une indivision ou encore une société civile familiale, le bail d’habitation dure au minimum 3 ans. Par contre, elle peut durer 6 ans quand il s’agit d’un bail à une personne morale, une société ou encore une association. Aux termes du contrat, il est reconduit sans formalité prédéfinie sauf en cas de congé présenté par l’une ou l’autre des parties. Néanmoins, ces termes du bail doivent être réalisés dans le cas où le bailleur justifierait un évènement familial ou professionnel précis. Toutefois, le contrat ne dure pas moins d’un an.


La hiérarchisation des textes juridiques en France

Les textes juridiques se hiérarchisent sous forme pyramidale. Les différents niveaux ne se contredisent pas.

1-     Les normes constitutionnelles

Elles se trouvent au niveau le plus élevé dans le texte juridique et régissent l’organisation et le fonctionnement de la République française, mais également la liberté des citoyens.

Elles englobent les textes suivants :

– La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789

– Le préambule de la déclaration des droits sociaux (constitution du 27 octobre 1946)

– Le texte fondateur de la Vè République

– La Charte de l’environnement ( loi du 1er mars 2005).

2-     La loi

La loi est un texte, une prescription ou une obligation. Par conséquent, le texte s’applique à tous les individus appartenant à une société. Elle est votée soit par le Parlement (proposition de loi), soit par le gouvernement (projet de loi).

Avant d’être promulguée dans le Journal officiel, une loi peut être soumise par un Conseil constitutionnel pour un contrôle de constitutionnalité. Dès sa publication dans le journal officiel, la loi est obligatoire. Comme « Nul n’est censé ignorer la loi », sa violation entraîne une sanction par la force publique. Certaines lois sont applicables directement. D’autres ont besoin de décrets ou d’arrêtés pour être plus explicites.

3-     Les actes réglementaires : les décrets et les arrêtés

Le décret est promulgué par le gouvernement. Il est signé soit par le président de la République, soit par le Premier ministre. Contrairement à la loi, il ne nécessite pas de consultation du Parlement. Dès sa publication au JO, tous les décrets sont obligatoires. Certains décrets sont complétés par des arrêtés. Les arrêtés sont des actes venant des autorités administratives telles que les ministres, les préfets, les présidents du Conseil général, régional ou la mairie. On parle alors d’arrêtés préfectoraux, arrêtés municipaux ou ministériels. Un arrêté peut être général ou individuel (par exemple : nomination d’un fonctionnaire). Il concerne une activité spécifique et/ou une zone géographique précise (une ville, une région ou un département).

Exemple : un arrêté municipal interdisant la circulation ou le stationnement dans une rue précise pendant une durée définie.

La circulaire se trouve au-dessous de l’arrêté. Il n’a pas de valeur règlementaire, mais complète et précise sur la manière dont les textes doivent être appliqués.

Les ordonnances sont prescrites par une autorité compétente. Par exemple, la décision de la justice prise par certaines juridictions ou par un juge.

4-     Les contrats

Le niveau le plus bas de la hiérarchie des textes concerne les textes tels que les conventions collectives, les règlements administratifs d’une entreprise (par exemple, les règlements intérieurs d’une entreprise), et les contrats tels que les contrats de travail.


Qu’entend-on par parrainage civil ?

En tant qu’engagement symbolique et moral devant le maire, le parrainage civil reste un acte totalement dénué de valeur juridique vu qu’il n’est encadré par aucun texte législatif.

Qu’est-ce que le parrainage civil ?

Connu par la majorité par baptême civil ou encore parrainage républicain ou baptême républicain, le concept du parrainage civil est généralement pratiqué par les maires au sein d’une commune. De ce fait, c’est une démarche qui ne doit pas être confondue avec le baptême religieux vu qu’il ne relève d’aucune connotation religieuse. Le baptême civil permet la désignation des parrains ou des marraines qui présentent un engagement moral à remplacer les parents dans le cas où un malheur toucherait la famille.

Quelle est la valeur juridique du baptême civil ?

Comme énoncé précédemment, le parrainage civil n’est prévu par aucun texte. De ce fait, il ne présente aucune valeur légale et n’attache pas les parrains ni les marraines aux parents par un lien contractuel. L’engagement qu’ils prennent demeure dans ce sens purement symbolique et relève d’une moralité d’ordre exclusivement privé.

Ainsi, même si le parrainage civil se pratique à la mairie, ces derniers ne sont pas contraints de le célébrer ni de suivre un cérémonial préétabli pour y procéder. Le parrainage civil n’est pas non plus inscrit sur les registres de l’état civil vu que ce n’est pas un acte d’état civil. Et contrairement aux préjugés, tous les certificats et les documents qui sont délivrés par la mairie pour l’occasion sont dépourvus de valeur juridique.

Tentatives de législation du parrainage civil

Avant d’accepter de devenir le parrain d’un enfant, certains élus recourent à la mairie ou même auprès du ministère de l’Intérieur pour obtenir certaines réponses afférentes à l’engagement qu’ils s’apprêtent à prendre. Parmi les questions les plus posées, on distingue entre autres celle afférente à la démarche d’annulation du parrainage, celle portant sur la possibilité ou non de célébrer un parrainage pour un adulte ou encore celle qui se rapporte à la nécessité d’obtenir l’accord des deux parents lors d’une éventuelle séparation entre eux. Certaines questions sur le nombre de parrains ou de marraines autorisées, la domiciliation obligatoire ou non des parents sur la commune de célébration ou encore la nécessité ou non de l’atteinte de la majorité par les parrains sont aussi fréquemment posées dans ces administrations.

Pourtant, face à ces divers questionnements, la législation reste silencieuse. Il en est de même pour le ministère de l’Intérieur qui ne fait que rappeler qu’aucun texte ne prévoit le baptême civil et qu’il incombe au maire de la commune de fixer et de mettre en place des procédures qui lui sont propres pour venir à bout d’une cérémonie de parrainage civil.


Le contrat de travail

C’est un document à valeur juridique qui définit la relation du salarié et de son employeur au moment où le salarié est embauché dans l’entreprise jusqu’à son départ.

Utilité du contrat de travail

Le contrat de travail vise à protéger les intérêts des deux parties c’est-à-dire du salarié et de son employeur.

En cas de non-paiement du salaire

En cas de non-paiement de salaire, le contrat de travail prouve que le salarié travaille dans l’entreprise ou chez l’employeur. Les heures qui figurent dans le contrat doivent être ainsi payées. En cas de refus de paiement, le salarié peut saisir la justice ou le prud’homme et faire valoir son droit.

En cas d’accident de travail

Quand un salarié est accidenté, les heures et le jour de travail mentionnés dans le contrat prouvent si l’accident est à caractère « accident de travail ou non ». Il peut ainsi se mettre en arrêt et continuer à être indemnisé.

Sans le contrat de travail, il est difficile de prouver un accident de travail si l’employeur n’est pas de bonne foi.

Rédaction du contrat de travail

Le contrat de travail doit être réalisé par écrit sauf en cas de CDI ou en cas de clauses conventionnelles. Toutefois, l’employeur doit remettre au salarié un document écrit reprenant les informations contenues dans la déclaration préalable à l’embauche qu’il a remis à l’URSSAF.

Le contrat de travail est transmis au salarié, au plus tard dans les deux jours ouvrables suivant l’embauche.

Contenu du contrat de travail

Le contrat de travail doit comporter l’engagement des deux parties :

D’une part, il s’agit du salarié, en âge légal de travailler et qui est apte à travailler.

D’autre part, de l’employeur. Cela peut être une personne morale : entreprise, société ou association, ou une personne physique.

Le contrat doit comporter :

-La nature du contrat : CDI, CDD, contrat d’intérim…

-La nature du poste à pourvoir

-La définition des tâches à accomplir.

-Le lieu de travail.

-Le nombre d’heures (jour ou nuit)

-Les déplacements éventuels.

-La rémunération.

-Les congés payés.

-La date de la fin du contrat pour les CDD ou contrat d’intérim.

-La durée de période d’essai.

Certaines clauses peuvent être incluses

Clause de non-concurrence

Cette clause peut être signée à la date du contrat ou au départ du salarié. Elle interdit le salarié de se livrer à des activités entrant en concurrence directe avec son employeur. Cette clause interdit également le salarié de travailler dans des entreprises concurrentielles ou pour son propre compte. Elle est limitée dans le temps, dans l’espace ainsi que dans des activités spécifiques. Cette clause vise à protéger les intérêts de l’entreprise et non d’empêcher le salarié de trouver un emploi ailleurs.

Clause de mobilité

Il s’agit de l’obligation du salarié à accepter tout changement de son lieu de travail. Cette clause doit faire l’objet d’un accord commun lors de la signature du contrat et tient compte du respect de la vie privée et familiale du salarié.

Elle est limitée dans un espace géographique prévu et de son étendue.