Le contrat de travail

C’est un document à valeur juridique qui définit la relation du salarié et de son employeur au moment où le salarié est embauché dans l’entreprise jusqu’à son départ.

Utilité du contrat de travail

Le contrat de travail vise à protéger les intérêts des deux parties c’est-à-dire du salarié et de son employeur.

En cas de non-paiement du salaire

En cas de non-paiement de salaire, le contrat de travail prouve que le salarié travaille dans l’entreprise ou chez l’employeur. Les heures qui figurent dans le contrat doivent être ainsi payées. En cas de refus de paiement, le salarié peut saisir la justice ou le prud’homme et faire valoir son droit.

En cas d’accident de travail

Quand un salarié est accidenté, les heures et le jour de travail mentionnés dans le contrat prouvent si l’accident est à caractère « accident de travail ou non ». Il peut ainsi se mettre en arrêt et continuer à être indemnisé.

Sans le contrat de travail, il est difficile de prouver un accident de travail si l’employeur n’est pas de bonne foi.

Rédaction du contrat de travail

Le contrat de travail doit être réalisé par écrit sauf en cas de CDI ou en cas de clauses conventionnelles. Toutefois, l’employeur doit remettre au salarié un document écrit reprenant les informations contenues dans la déclaration préalable à l’embauche qu’il a remis à l’URSSAF.

Le contrat de travail est transmis au salarié, au plus tard dans les deux jours ouvrables suivant l’embauche.

Contenu du contrat de travail

Le contrat de travail doit comporter l’engagement des deux parties :

D’une part, il s’agit du salarié, en âge légal de travailler et qui est apte à travailler.

D’autre part, de l’employeur. Cela peut être une personne morale : entreprise, société ou association, ou une personne physique.

Le contrat doit comporter :

-La nature du contrat : CDI, CDD, contrat d’intérim…

-La nature du poste à pourvoir

-La définition des tâches à accomplir.

-Le lieu de travail.

-Le nombre d’heures (jour ou nuit)

-Les déplacements éventuels.

-La rémunération.

-Les congés payés.

-La date de la fin du contrat pour les CDD ou contrat d’intérim.

-La durée de période d’essai.

Certaines clauses peuvent être incluses

Clause de non-concurrence

Cette clause peut être signée à la date du contrat ou au départ du salarié. Elle interdit le salarié de se livrer à des activités entrant en concurrence directe avec son employeur. Cette clause interdit également le salarié de travailler dans des entreprises concurrentielles ou pour son propre compte. Elle est limitée dans le temps, dans l’espace ainsi que dans des activités spécifiques. Cette clause vise à protéger les intérêts de l’entreprise et non d’empêcher le salarié de trouver un emploi ailleurs.

Clause de mobilité

Il s’agit de l’obligation du salarié à accepter tout changement de son lieu de travail. Cette clause doit faire l’objet d’un accord commun lors de la signature du contrat et tient compte du respect de la vie privée et familiale du salarié.

Elle est limitée dans un espace géographique prévu et de son étendue.


Contrat de mariage : un acte juridique régissant le sort des biens

Derrière le fait de vouloir se marier se cachent diverses démarches administratives, notamment la rédaction d’un contrat de mariage. Il s’agit d’une étape optionnelle, mais importante dans le cadre d’un régime matrimonial spécifique.

Un acte juridique définissant le statut et le sort des biens

Les mariés s’attendent généralement à un régime de communauté légale. Ils sont, toutefois, libres d’opter pour un régime matrimonial spécifique. Ils doivent, pour ce faire, recourir à un contrat de mariage. Ce dernier s’agit d’un acte juridique mettant en relief le statut des biens du couple durant le mariage et en cas de divorce.

Ce document délimite les dispositions du régime matrimonial choisi. Il peut être conclu quelques jours ou même une année suivant la date du mariage. La démarche doit, néanmoins, être réalisée dans un délai de deux ans. Acte juridique non obligatoire, il s’établit selon les propres souhaits des époux. À défaut, le régime matrimonial de droit commun entre en vigueur. À noter que dans l’Hexagone, l’intervention d’un notaire s’impose lors de la rédaction d’un contrat de mariage.

Est-il possible de changer son contenu ?

Il se peut que les nouveaux mariés ne soient pas satisfaits de certains points définis dans leur contrat de mariage. Heureusement qu’ils peuvent demander le changement de cet acte juridique. Il faut toutefois veiller au respect de certaines conditions, pour y parvenir. En effet, la durée de deux ans à compter du jour du mariage ne doit pas être dépassée. Le consentement des deux époux fait également partie des conditions obligatoires pour pouvoir changer ledit contrat.

Ils doivent se rendre ensemble auprès d’un cabinet de notaire pour signaler les détails qu’ils veulent changer. L’absence d’enfants peut faciliter la démarche. Dans le cas contraire, il faut recourir à la justice. Cette dernière se chargera de l’homologation du nouveau contrat. Le couple doit donc payer des frais supplémentaires. Ils incluent le prix des formalités juridiques et administratives ainsi que la rémunération du notaire.


L’importance du contrat de sous-traitance

La sous-traitance est le fait de mandater une entreprise à faire les tâches dont une autre société est responsable. Un contrat s’avère nécessaire afin que les deux parties respectent ses obligations et fassent valoir leurs droits en cas de nécessité.

Les raisons de rédiger un contrat de sous-traitance

Le contrat de sous-traitance fait partie des contrats de prestation de services. L’entreprise principale est appelée donneur d’ordre et le second étant le sous-traitant. On distingue la sous-traitance de spécialité et la sous-traitance stratégique. Le premier cas est utilisé quand la société n’a pas les compétences nécessaires pour réaliser le service. Dans le second cas, elle est employée afin de tester un marché ou d’évaluer une société avant de le racheter. La loi parle rarement de ce contrat, car les conditions peuvent varier selon les besoins de chaque contractant. Elle ne peut pas fixer par avance les types et les coûts de la prestation. Les délais et les modalités de règlements ne peuvent pas non plus être prédéterminés. De nombreuses questions restent donc sans réponse. Seuls le donneur d’ordre et le sous-traitant peuvent les répondre. Il est donc nécessaire de rédiger un contrat personnalisé pour éviter tous risques de litige.

Les mentions indispensables du contrat de sous-traitance

Plusieurs éléments doivent figurer dans un contrat de sous-traitance. Premièrement, il est nécessaire de mentionner le motif du contrat et le coût de la prestation. Deuxièmement, il doit comporter les informations concernant le paiement et la livraison. Il est également indispensable d’expliquer les garanties accordées aux deux parties et les règles de confidentialités des informations. Troisièmement, il faut préciser la date de conclusion et la date d’effet du contrat. Dernièrement, le fait de renseigner les droits applicables et le tribunal compétent en cas de litige est très utile. Les contractants peuvent modifier ces informations selon leurs attentes.

Les obligations des contractants

Le sous-traitant est tenu d’accomplir les tâches mentionnées dans le contrat. Dans le cas contraire, le donneur d’ordre a le droit d’engager une procédure. S’il constate que le travail n’a pas été fait correctement, il peut ne pas régler le montant convenu. Il a aussi la possibilité de recourir à la justice afin d’exiger la restitution des sommes déjà versées.
Le donneur d’ordre est dans l’obligation de payer la rémunération prévue dans le contrat. Il doit respecter les modalités de paiement qui a été convenu. La loi autorise le droit de rétention s’il refuse de payer. C’est le fait de ne pas livrer l’article ou le service précisé dans le contrat. Si une société veut mettre fin au contrat, il est conseillé d’envoyer un courrier recommandé au fournisseur. Elle doit respecter le préavis fixé dans le contrat.


Divers types de contrat de mariage

Vous devez connaitre toutes vos options avant de vous engager avec une personne. Vous pourrez ensuite modifier votre convention matrimoniale sous quelques conditions si vous le souhaitez. Tout d’abord, les conjoints doivent être d’accord à ce sujet, ensuite ils doivent être mariés depuis au moins deux ans et faire appel à un notaire homologué par le tribunal de grande instance. Il est interdit d’effectuer le moindre changement afin d’échapper aux dettes du conjoint. Il existe 3 types principaux de contrats de mariage :

Le régime de communauté universelle

Les époux combinent leurs biens acquis avant ou après le mariage, qu’il s’agisse de donation, d’achat ou d’héritage. Les conjoints sont responsables des créances qu’ils ont contractées séparément ou ensemble ainsi que de tous les problèmes financiers pouvant se produire. Si l’un des époux décède, l’autre disposera de tous les biens communs. La transmission du patrimoine revient en toute simplicité au survivant. Ce régime présente tout de même des inconvénients comme le sacrifice des droits des enfants à l’héritage et la fiscalité alourdie pour ces derniers lorsque leur second parent décèdera.

Le régime de séparation de biens

Chaque époux conserve personnellement son patrimoine et est libre de gérer ses biens comme il l’entend, avant et après le mariage. La majorité du temps, ce régime matrimonial est contracté lors d’une différence de classe sociale ou de revenu des époux. De ce fait, chaque partenaire est protégé des problèmes financiers de l’autre. Dans le cas d’un divorce, chacun repart simplement avec ses acquis ainsi que ce qu’il a reçu par donation et héritage. En ce qui concerne le logement, s’il appartient à l’un des conjoints, il ne pourra être cédé qu’avec le consentement de son partenaire. Si la maison est en indivision, c’est-à-dire appartenant aux deux, ils recevront une part égale.

Le régime de participation aux acquêts

N’ayant pas établi de contrat de mariage devant un notaire, les conjoints sont règlementés par un régime mixte durant leur mariage. Le patrimoine acquit avant ce dernier ainsi que les héritages et donations restent la propriété personnelle de chaque époux. Ils partageront communément tous les biens acquis durant le mariage. L’ensemble des créances est pris en charge par le couple. En cas de divorce, le patrimoine accumulé pendant la période du mariage sera équitablement divisé.