Avocat, un métier généraliste

Les avocats font généralement partie des professionnels généralistes. Les spécialités prennent les formes des compléments dans un domaine défini du droit. Ils doivent alors suivre des formations générales, avant de participer à un cursus pour devenir spécialistes.

 

Processus pour décrocher les spécialités

Un arrêté du garde des Sceaux entre en vigueur à compter du 27 novembre 1991. Il définit en quinze points les principales spécialisations, et ce, à l’initiative du Conseil National des Barreaux. Les avocats déjà généralistes doivent participer à un examen de contrôle permettant au jury de cerner leurs compétences. Après cette étape, il peut décrocher des spécialités dans son domaine.

Il appartient au Conseil National des Barreaux d’attribuer le certificat de spécialisation aux candidats compétents. Il s’agit, en effet, de l’organe supérieur du métier d’avocat. Les futurs spécialistes assistent à un examen pratique pour convaincre les examinateurs. Ces derniers peuvent ainsi évaluer la compétence professionnelle du candidat dans sa spécialité.

Le jury se compose des membres désignés au Plan National à l’initiative du Conseil National des Barreaux. Il procède à la validation de la pratique professionnelle continue. Il étudie de près un dossier élaboré par l’avocat pour vérifier ses prouesses. Il organise également un entretien ainsi qu’une mise en situation professionnelle. Le CNB délivre, par la suite, les certificats. Il réalise aussi la liste des avocats disposant de la mention de spécialisation.

 

Les différentes spécialisations d’un avocat

Il existe quinze types de spécialisations propres au métier d’avocat. Le droit des personnes concerne une spécialité du droit civil qui s’intéresse particulièrement aux personnes. Elles bénéficient, en effet, de droits spécifiques. Ce type de spécialité concerne neuf domaines, dont le droit de la famille, des étrangers, des successions et donation, du patrimoine, du surendettement, des mineurs, de la réparation du préjudice corporel, de la responsabilité civile et des assurances des particuliers.

La spécialité peut aussi concerner le droit pénal ou bien criminel. Elle définit les conduites antisociales et inclut trois domaines, notamment le droit pénal général, pénal des affaires et de la presse. L’on distingue aussi le droit immobilier, le droit rural et le droit de l’environnement. Le droit public, quant à cette spécialité, correspond aux règles juridiques régissant les relations entre les personnes morales. Il concerne également le fonctionnement administratif, politique et financier du droit public.

À cette longue liste s’ajoutent encore le droit de la propriété intellectuelle, le droit commercial, le droit fiscal et le droit économique. L’on peut aussi citer le droit social, des mesures d’exécution, communautaire et internationale. La spécialisation droit des sociétés se résume par les principales règles concernant les personnes morales ainsi que les sociétés civiles ou commerciales. Elle est constituée de trois principaux domaines, dont le droit des sociétés commerciales et professionnelles, les fusions et acquisitions et le droit des associations et fondations.